La dérive cardiaque sur un ultra

 

Au cours d'une épreuve d'ultra longue distance on doit faire face à une inévitable dérive cardiaque à la baisse.

Elle est mécanique... et quasi incontournable... mais elle peut se maîtriser !

Eh oui sauf à jouer sur le registre de l'extraterrestre on n'échappe pas à la règle universelle de la perte de ses réserves en glycogène !

Cette perte des réserves s'accompagne d'une montée progressive de l'utilisation de la filière de la lipolyse et néoglucogenèse hépatique (pour faire court nos stocks de graisse)...

Mais voilà l'utilisation de la filière des graisses est beaucoup moins efficiente en terme d'énergie produite...


Comment réduire au maximum cette dérive ?

La courbe ci-dessous d'un traileur Elite sur un ultra trail est éloquante. Après une forte dérive on observe une stabilisation : ce compétieur reste "ultra performant" avec une dérive cardiaque qui ne "plonge" jamais.

Explication :

C'est en travaillant sur de long mois le soutien d'une forte oxygénation (VO2) que l'on va développer un excellent indice d'endurance qui permet de tenir plus longtemps un bon % de VMA (ce qui revient à tenir une fraction importante de son Vo2max... ou encore une haut niveau de % de Fc max).

L'analyse de la courbe issue de la relation entre le % de FC max soutenue et le temps de course est un marqueur du niveau d'optimisation de l’endurance.
Plus la pente est forte, moins le coureur est endurant... et inversement.

  • En trail la courbe est l'association FC /durée de course
  • En CAP sur terrain plat l'association sera plus judicieusement %VMA / durée de course 
  • En cyclisme la courbe sera % de PMA/ durée de course
 

 

Le coût énergtique

Si l'indice d'endurance avec le % de VMA tenue est important ce n'est pas le seul paramètre qui vient expliquer la bonne tenue de la dérive. Il ne faut pas oublier non plus le coût énergétique de la foulée. Plus celui-ci sera faible (grâce à des qualités d'endurance de force et de capacité de VO2 notamment) plus on évitera une trop forte déperdition des qualités biomécaniques sur la durée.

 

Le contrôle mental 
Sur un ultra les facteurs mentaux sont déterminants... ils faut donc les optimiser pour savoir faire face à l'effet de distraction due à la monotonie qui peut s'installer, rester motiver, se concentrer ce que l'on a à faire...

Cela passera par un permanent dialogue avec soi même (le monologue interne) pour ne pas décrocher, se donner une imagerie motrice, contrôler ses émotions pour rester dans du positif...

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Source :

  • GUEZENNEC C.Y. Données récentes sur l’influence de l’exercice physique sur le métabolisme protéique : implications nutritionnelles et rôle des hormones. 

Edition Sciences et Sports, 1989.

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